Ma Mort, c’est ta Vie!
Dans le silence et le froid de la nuit,
Je suis venu, ignoré des hommes, et sans bruit.
Je vous aime trop pour vous laisser à votre solitude,
Sans vous redonner la grâce de vivre en ma Béatitude.
Je vins alors vivre en Marie, mon Incarnation
Pour épouser en tout, sauf le péché, votre condition.
Ma vie sera un perpétuel sacrifice,
Un rejet des hommes me conduisant au supplice.
Je vins à vous pour vous montrer le chemin
Qui conduit à mon Père et à son amour divin.
J’ai vécu avec mes parents dans l’obéissance
Pour vous montrer la beauté de la soumission et sa bienfaisance.
Moi, le Roi des rois, le Seigneur des Seigneurs,
J’ai appris à vous servir pour faire votre bonheur.
Je vous ai montré la charité par mes miracles
Pour que l’homme découvre le plus grand fait au Cénacle.
J’ai rendu la vue aux aveugles de naissance
Afin que les voyants croient en ma puissance.
J’ai délivré l’homme du pouvoir maléfique
Pour que sa vie ne sombre pas dans l’enfer du tragique.
Par ma parole, je lui ai redonné l’amour évangélique
Pour qu’il fasse de sa vie une œuvre magnifique.
J’ai accueilli les vieillards, les femmes et les enfants
Parce que leur grand cœur venait à moi tout confiant.
J’ai affronté la haine des scribes et des pharisiens,
Parce qu’ils vivaient la Loi sans amour comme des païens.
Je n’ai jamais cessé de prêcher par ma vie la charité
Et suis venu révéler aux hommes qu’elle repose sur la Vérité.
Mais qui aime ma Vérité et vit ma Charité
Doit marcher à ma suite dans l’humilité.
Je n’ai trouvé que les prostituées et les publicains pour se convertir
Parce qu’eux seuls m’ont vraiment aimé dans le repentir.
J’ai trouvé peu d’hommes capables de toucher mon cœur
Parce que leur âme vivait dans l’injustice et la rancœur.
J’ai cherché sur la terre la vraie foi en ma Divinité,
Seuls les païens et un Zachée ont découvert mon identité.
Même mes Apôtres en qui j’avais mis toute ma confiance,
Ont douté de moi et m’abandonnèrent dans la défiance.
Je savais tout ce qui m’attendait dans ma Divinité,
Le plus dur fut pour moi de le vivre avec les peurs de mon humanité.
Je suis venu pour vous donner ma vie dans ce Sacrifice
Et vous révéler jusqu’où va l’Amour accomplissant la Justice.
Marcher sur mes traces est vivre dans l’imitation
De ce Dieu qui par amour, vécut une totale oblation.
Si vous regardez mes 33 ans passés sur la terre,
Vous verrez que la majorité de ma vie fut un enfer
Parce que le démon connaissait la raison de mon incarnation
Qui était voulue par mon Père pour votre rédemption.
Je vous ai appris que la plus belle voie du bonheur
Est d’aimer Dieu et tout homme de tout son cœur.
Mais sans ma grâce, votre vie sera un artifice
Puisque vous vivrez toujours pour un caprice.
L’amour sera la seule vertu qui vous sauvera pour toujours
Parce qu’elle vous apprendra à mourir jour après jour.
Et à faire de votre vie pour l’autre un sacrifice
Trouvant dans ce don constant, la joie du délice.
Par ma crucifixion, ma mort est devenue pour vous la Vie;
Et si vous savez vivre en mourant, vous serez chaque jour ravi
De découvrir que pour aimer, il faut tout donner
Et même aller jusqu’à s’abandonner.
Ainsi Dieu réalise en nous dans l’amour, sa perfection
Faisant de nous des saints vivant dans la jubilation.
Que chacun de nous regarde le visage du Crucifié
Et se dise: «C’est pour moi qu’Il s’est tant mortifié.»
«Souviens-toi: je suis mort pour te donner ma vie.
Elle est en toi, alors agis pour qu’elle ne te soit jamais ravie.»
Bienheureux celui qui entendra du Christ, cette parole!
Elle sera pour lui au Ciel comme une auréole.
Et quand au soir de sa vie, il paraitra devant son Dieu
Il découvrira dans la joie le visage de Jésus radieux
Qui lui dira: «Par ton amour sur terre, je ne suis pas mort pour rien.
Merci de ton amour qui devient en Jésus ton unique Bien.»
Père François Zannini, En la Fête du Christ Roi. 26 novembre 2017
Les poésies-prières sur la liturgie du dimanche par Franck Widro:
Le Christ, les aveugles et moi (Sur Marc 10,46b-52)
Notre Cité est remplie d’aveugles, d’impies, ils errent dans le vide,
refusent, ont l’angoisse d’affronter leur vieillesse et leur trépas.
La foi m’offre, comme à Bartimée, un regard nouveau, lucide;
je vois en toi le Christ, cela éclaire mes jours, mes repas.
Le Christ, ma Vérité et toi (Sur Marc 10,46b-52)
Hier, mon Oui à Jésus-Christ, m’a ouvert à pleinement voir
le sens de l’existence, cette sainte lumière de mon âme alerte;
je veux te la donner, te faire naître à la Vie offerte;
Elle éclaire tes jours emplis d’un amour à recevoir